Prof et puis quoi encore ?

Jeune maître contractuel dans le privé assurant sa première rentrée. Tribulation, réflexion, défoulage.

16 janvier 2008

Dure journée que celle d'hier, mazette, commencée à 8 heures avec des seconde en pleine forme (mais m'sieur han, si j'parle a ma voisine c'est qu'elle m'pose une question han..."), poursuivie avec d'autres seconde beaucoup plus sympathique mais toutes en mode veille, réjouies à l'idée de me voir trois heures dans la même journée, soit une heure le matin et deux l'après midi : merci les changements d'emploi du temps ! Trois heures à maintenir l'attention de jeunes qui n'en ont quasi rien a faire de ta matière, puisque de toutes façons ils arrêtent l'an prochain, c'est quasi mission impossible : va falloir miser sur l'interactivité, les supports vidéos... Les deux heures, on a pas que parlé de l'eau on a carrément pataugé.
Sur ce, a peine le temps de me rendre au collège pour le dernier cours de la journée. On m'avise d'un changement de salle. Je traverse la cour avec ma classe, pour trouver une salle prise, et finalement atterir dans la salle annexe : un préfa surchauffé, où il faut donc ouvrir (enfin, tenter d'ouvrir), les fenêtres, ce qui n'est pas sans problème quand il y a des bourrasques de vent qui s'engouffrent et ont la joyeuse idée de tout faire valser.  Avant même de rentrer voilà K. en pleurs dans la cour. Pas le temps de lui demander ce qui se passe qu'il m'envoie bouler  genre  "lâchez-moi !".  Dans ce cas le meilleur système est de ne pas réagir de suite, mais de laisser pisser, sauf que... je rends les cahiers que j'avais noté et et que le K. en question m'ayant rendu un torchon mélant allègrement histoire, géographie et éducation civique, je lui avais octroyé un zéro.  Je te dis pas la crise. Je retrouve le K. entrain de déchirer consciencieusement les pages de son cahier : "m'en fous de toutes façon j'en ai marre" etc... etc... . "Ok K. je te prend au mot, vas-y déchire tout, et jeudi tu reviens avec un cahier nickel. Si t'as pas d'affaires jeudi, pas la peine de venir je t'accepterai pas" "Bah oui mais m'sieur... " "rien du tout !"
Va reprendre le cours après ca. Pas possible d'avoir plus de trente seconde de calme. Au bout du troisième avertissement, j'initie un truc jamais fait : ramassage des 26 carnets, et un mot dans chacun.  Allez hop.
Pas de négociations possibles : "Mais m'sieur, c'est pas juste ! Mais m'sieur j'ai rien fait ! " "J'avais prévenu"... Du coup, me voilà en retard à la réunion parents-profs. Entre les parents dédaigneux "mais non, mon fils travaille !", ceux qui viennent te voir alors que le gamin est un ange et a 17 de moyenne et ceux qui se pointent 30 minutes en retard parce que les autres collègues ont du retard aussi, me voil) sorti a 19 heures passé.

Posté par dkouz1 à 19:48 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Bah alors, plus rien à raconter? snif, ça me fait marrer moi les anecdotes de profs....

Posté par Flo in the sea, 08 février 2008 à 14:30

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